Archives de catégorie : Culture

semaine de la mobilité : 19 septembre, deux rendez-vous en faveur du vélo

Dans le cadre de la semaine européenne de la mobilité dont l’objectif est d’encourager les modes de déplacement alternatifs à la voiture individuelle, Mâcon Vélo en Ville vous invite à participer à deux événements en faveur du vélo le samedi 19 septembre prochain : le matin, une belle échappée sur la « Nationale 6 » avec notre traditionnelle vélorution d’automne et à partir de midi, l’ouverture aux visiteurs des portes du local de l’association.

Organisée chaque année du 16 au 22 septembre, la Semaine européenne de la mobilité a pour objectif d’inciter les citoyens et les collectivités (1) dans de nombreux pays européens à opter pour des modes de déplacements plus respectueux de l’environnement. Promu par le ministère de la transition écologique et solidaire , cet événement s’inscrit dans les actions que conduit en continu l’ADEME, agence de la transition écologique (2), pour accompagner les changements de comportement indispensables à la réussite de la transition énergétique.

Thème retenu pour cette édition 2020 de la semaine de la mobilité ? « Zéro émission, mobilité pour tous », un beau programme auquel nous adhérons sans réserve.

Bien résolue à contribuer à l’adoption d’un véritable plan vélo pour Mâcon et son agglomération , Mâcon Vélo en Ville a choisi d’organiser dans le cadre de la semaine, le samedi 19 septembre prochain, deux événements en faveur du vélo, mode de transport à part entière.

Le matin, tous nos adhérents, sympathisants et amis, ont rendez-vous à 10 h, esplanade Lamartine, pour notre Vélorution n° 7, édition d’automne. Le départ sera donné à 10 h 30 afin de parcourir la D906, ex N6, artère stratégique et aberrant cas d’école d’une deux fois deux voies sacrifiée à la voiture individuelle. À nouveau nous y revendiquerons une réduction drastique de la circulation automobile au bénéfice des transports en commun, des cyclistes et des piétons.

Le retour est prévu au local vers midi en vue du deuxième événement du jour : le local de votre association, au 67-69 avenue Édouard-Herriot ouvrira grand ses portes à toutes et à tous. Venez visiter notre atelier participatif de réparation et découvrir aussi un lieu où vous pourrez vous documenter (bibliothèque vélo), essayer des vélos originaux (3), échanger et rencontrer nos bénévoles… que vous rejoindrez peut-être !

« On aura bien une petite faim en cette journée bien chargée ? » Que les vélorutionnaires et les visiteurs se rassurent ! La Cyclo-galette de notre ami Mathieu Chalopin stationnera près du local pour assurer la restauration et vous proposera galettes salées et crêpes sucrées. Miam !

« … et une petite soif ? » Pour aller avec les gourmandises que vous proposera Mathieu, Mâcon Vélo offrira les boissons.

« Et le masque, au fait ? » Le virus circule toujours. Pour le bien de tous, le port du masque vous sera demandé aussi bien lors du rassemblement de départ de la vélorution, esplanade Lamartine, qu’au cours des visites de notre locaL

Tout est donc prévu ou presque. Il ne reste plus qu’à venir très nombreux samedi 19 pour assurer la réussite de cette journée et contribuer à celle de la semaine européenne de la mobilité.

(1) Il est est notamment suggéré aux collectivités territoriales de « lancer et promouvoir durant la semaine une action pérenne consacrée à la mobilité durable ou d’organiser une journée sans voiture ».

(2) nouvelle dénomination de l’ADEME, à l’origine « agence de la défense de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie ».

(3) mis à notre disposition par le Musée du Vélo de Tournus.

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Vers la fin des quatre voies en ville ?

Les grandes artères à quatre voies ou plus en pleine ville sont encore très nombreuses en France. Elles entraînent pourtant de redoutables problèmes de sécurité pour les piétons comme pour les cyclistes. Il est pourtant possible, dans la grande majorité des cas, de les passer à deux voies, en les dotant de traversées plus sûres et d’aménagements cyclables, sans réduire fortement le trafic automobile.

En appui des propositions de Mâcon Vélo en Ville pour ouvrir la traversée Nord-Sud de Mâcon (« N6 ») aux cyclistes et aux piétons, nous publions avec l’aimable autorisation de la FUB cet article de Frédéric Héran, paru dans Vélocité (n° 154, janvier-février-mars 2020), également consultable sur le site Actuvélo.

Les quatre voies en ville – et a fortiori les 6 voies ou plus – sont des aménagements archaïques, tout droit issus d’une autre époque, celle du tout automobile, quand les gestionnaires de la voirie donnaient la priorité à la voiture en toutes circonstances, pour absorber un trafic en forte expansion (d’environ + 10 % par an, de 1950 à 1974).

Artères « largement dimensionnées »

Au cours des années 1950-1960, de nombreuses artères construites avant l’essor de l’automobile ont vu leur chaussée élargie au détriment des trottoirs et des plantations (pas moins d’une cinquantaine de kilomètres, à Paris). Quant aux voies nouvelles construites dans les quartiers de tours et de barres ou dans les villes nouvelles, elles devaient être « largement dimensionnées »1. De grandes artères sillonnent ainsi les villes nouvelles de Cergy ou de Saint-Quentin-en-Yvelines, le quartier de Maurepas à Rennes, d’Hautepierre à Strasbourg ou de La Villeneuve à Grenoble.

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Conférence Héran : L’expert et le vélo

Un amphi Henri Guillemin bien rempli pour la conférence-débat avec Frédéric Héran organisée par Mâcon Vélo en Ville, le 15 novembre dernier, « le vélo, un bon plan pour la ville ». Attentifs à la thèse centrale du conférencier, « la nécessité de s’engager dans une politique de modération du trafic automobile pour permettre un report modal en faveur de la bicyclette », les participants ont pu explorer avec lui les voies d’un retour réussi du vélo à Mâcon. Dommage que la plupart des élus invités aient brillé par leur absence.

À la découverte du Mâcon cyclable

Arrivé en début d’après-midi en gare de Mâcon-Ville, Frédéric Héran était venu avec sa bicyclette, ce qui lui a permis, accompagné par la présidente et des membres de m2v, de faire dans les heures qui ont précédé la conférence une petite exploration in vivo du Mâcon cyclable.

Grâce à ce tour à vélo, le conférencier a pu repérer, entre autres points noirs, les nombreuses discontinuités dont souffrent les aménagements cyclables de la ville, faire connaissance avec le fameux et surdimensionné rond-point de Neustadt et mesurer à quel point le 2 fois 2 voies gratuitement offert à l’automobile sur l’axe Nord-Sud de Mâcon est une aberration.

Une mine d’informations

Le soir venu, dans un amphi bien rempli, Frédéric Héran devait livrer un « premier sentiment », fondé sur sa randonnée exploratoire et les données chiffrées que nous lui avions fait parvenir : « J’ai détecté à Mâcon une envie de vélo, il est donc temps de s’y mettre ». Et le docteur Héran de rassurer d’emblée son auditoire : « Non, le cas de Mâcon n’est pas désespéré », avant de dérouler les deux axes de son intervention :

  • une histoire du vélo dans le contexte de l’évolution des modes de déplacement en Europe, du XIX° siècle à aujourd’hui ;
  • le retour du vélo dans les villes moyennes en général et à Mâcon en particulier, dont la réussite passe nécessairement par « un engagement fort de modération du trafic automobile ».

L’histoire nous enseigne qu’il serait faux de croire que les disparités constatées de nos jours sur la pratique du vélo urbain selon les villes ou les pays seraient le fait de différences culturelles ou climatiques. De même que l’essor du vélo a été général dans la première moitié du XX° siècle en Europe et aux États-Unis, son effondrement a été tout aussi général au cours des trente glorieuses. Et, contrairement aux idées reçues, de grandes villes où le vélo aujourd’hui est roi, telles qu’Amsterdam, Copenhague ou Berlin, n’ont pas fait exception à la règle (voir diapo).

C’est avant tout en termes de concurrence entre modes de transport que s’expliquent les phases d’effondrement, puis de renaissance de la pratique du vélo et, forcément en termes de choix (ou de non-choix) politiques selon qu’ils régulent ou pas cette concurrence intermodale.

Dans l’immédiat après-guerre, le début du déclin de la bicyclette utilitaire coïncide avec l’apparition des vélomoteurs. « La bicyclette qui roule toute seule » annonce malicieusement la réclame du Solex, né en 1946, peu avant la « Mob » de Motobécane en 1949, présentée par les publicistes comme « un vélo avec un bon petit vent arrière permanent », suivie dix ans après par le cyclomoteur Peugeot (voir diapo).

Et puis, comme on le sait, la voiture se démocratise, on lui voue un véritable culte aux USA, en Angleterre et en France tout particulièrement, trois pays dotés d’une industrie automobile forte. C’est ainsi que la « bagnole », nouveau symbole d’autonomie et de liberté, va envahir peu à peu l’espace public au détriment des autres modes de transport, avec la bénédiction des décideurs politiques (voir diapo).

De quoi susciter à l’orée des années 70 révoltes et protestations comme la première vélorution, manifestation pro vélo initiée par les « Amis de la Terre », le 22 avril 1972 à Paris (voir vidéo INA).

La crise de l’énergie sera un facteur supplémentaire qu jouera en faveur de modes de transport sans pétrole dont la bicyclette.

Les cours urbaines aux Pays-Bas, les ZTL (zones à trafic limité) italiennes, les zones 30 en Allemagne inventées à cette époque ont démontré leur efficacité, mesures devenues emblématiques et qui ont plus que jamais valeur d’exemple. Quant à la France, « où règne une conception biaisée de la liberté de circuler », elle a beaucoup de mal à se départir du « tout voiture ».

On constate pourtant, en France aussi, les avantages d’une ville apaisée. Pour preuve, les réapparitions conjointes du tram, qui redessine les villes, et du vélo. Tramway et aménagements cyclables « remettent la voiture à sa place en prenant de la place à la voiture ».

Si le retour de la bicyclette est généralement observé partout, celui-ci va s’opérer toutefois avec des décalages temporels en fonction des pays et de la taille des villes : c’est ainsi que la renaissance cycliste sera plus précoce aux Pays-Bas ou en Allemagne qu’en France, de même que dans les grandes villes elle précède les villes moyennes et petites (voir diapo).

Ce qui n’empêche pas les disparités au sein d’une même catégorie d’agglomérations, selon qu’elles aient déjà ou pas encore adopté une vraie politique des déplacements en faveur du vélo.

C’est ainsi que dans le périmètre de transports urbain (PTU) de Mâcon, d’après une enquête CEREMA des déplacements dans les villes moyennes (2017), la part modale du vélo n’est que de 2% contre 8% à La Rochelle ou 6% à Colmar, à PTU égaux.

Alors, comment relancer le vélo au quotidien ? Frédéric Héran recommande tout d’abord d’adopter une approche « qui tienne compte de l’ensemble des modes de transport, en intégrant le fait que ceux-ci sont essentiellement concurrents ».
Il importe ensuite de les hiérarchiser, du fait précisément de cette concurrence, afin de donner la priorité aux déplacements les plus doux (la marche, le vélo, …), lesquels sont les moins consommateurs d’énergie et les moins nuisibles à l’environnement.
On s’emploiera à réparer (ponts, passerelles, …) les coupures urbaines majeures qui obligent les cyclistes du quotidien à de longs et dangereux détours.
Et puis enfin et surtout, « c’est là le cœur de ma thèse », insiste le conférencier, « un retour réussi du vélo en ville passe nécessairement par une modération de la circulation motorisée ».
On y parvient en généralisant les zones apaisées (zones 30, zones de rencontres, aires piétonnes), en encadrant le stationnement et en « partant à la reconquête des espaces publics ».

À cet égard, le passage du 2 fois 2 voies de la RD906 (ex N6), pointé comme « archaïque » par le conférencier, à un 2 fois 1 voie s’impose et figurera parmi les mesures phares du plan vélo de Mâcon. Le succès remporté par notre pétition en ligne « aménagement cyclable de la N6 à Mâcon », lancée par M2V (ici, pour signer) vient démontrer la réalité du besoin.

En conclusion de son exposé, Frédéric Héran a prôné une approche systémique du vélo en ville : le développement de sa pratique et son essor supposent la prise en compte de nombreux éléments qui interagissent (aménagements cyclables, marquage contre le vol, intermodalité, aides à l’achat de vélos, forfait mobilité, ateliers d’auto-réparation, vélo- écoles, …) et qui doivent donc faire l’objet d’une vision globale.

C’est précisément cette cartographie du système vélo (voir ici) que nous avons déjà adoptée pour structurer les axes du plan vélo que nous préparons.

(Frédéric Héran nous a très aimablement autorisé à téléverser sur maconvelo.fr l’ensemble des diapositives de son exposé, consultables ici. )

Construire avec tous le plan vélo de Mâcon et de son agglomération

Le débat qui a suivi a été riche en témoignages et confirmé qu’il y avait encore beaucoup de pain sur la planche : l’aménagement cyclable de la N6, la résolution de trop nombreuses discontinuités cyclables, la reconfiguration du rond-point de Neustadt, la résorption de ces « chaos automobiles » autour des collèges, etc.

Il a mis en évidence le désir de vélo qui se fait jour à Mâcon, l’envie aussi de travailler à l’essor du vélo dans notre ville et son agglomération, la confiance dans l’avenir suscitée dans des projets à dimension éducative comme le vélobus.

Il est dommage qu’à l’exception de Josiane Casbolt, maire de Saint-Amour et vice-présidente de Mâcon-Beaujolais-Agglomération, et d’Ève Comtet-Sorabella, conseillère municipale d’opposition et candidate à la Mairie de Mâcon – merci à toutes les deux, les élus n’aient pas été présents ni même représentés.

Cette rencontre avec Frédéric Héran, riche d’enseignements, était pourtant une première opportunité d’affirmer avec nous leur engagement en faveur d’un retour réussi de la bicyclette à Mâcon.

Nous ne doutons pas néanmoins de leur implication prochaine sous le double effet, en particulier, de la LOM (loi d’orientation des mobilités), qui prévoit de financer les projets en faveur du vélo de villes ou d’agglomérations candidates, et bien évidemment des prochaines élections municipales, dont le vélo au quotidien sera l’un des enjeux.

C’est avec eux et avec tous, en s’appuyant notamment sur les résultats à venir du baromètre 2019 des villes cyclables de la FUB, qui a remporté un franc succès à Mâcon et à Charnay en terme de taux de réponses, que nous travaillerons à la construction de l’indispensable et très attendu plan vélo 2020 de Mâcon – MBA.

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Mâcon, ville cyclable ? Donnez votre avis.

Une initiative prometteuse : la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette) lance une enquête en ligne pour établir un « baromètre des villes cyclables ». Cyclistes mâconnais(es), c’est l’occasion de vous exprimer!

Il sera intéressant de comparer les réponses obtenues concernant notre agglomération à celles de villes de taille similaire, d’en tirer des enseignements et de s’inspirer des initiatives des villes où il fait bon vivre à vélo.

Amis cyclistes mâconnais, nous comptons sur vous pour répondre nombreux à cette enquête, et à partager l’information autour de vous. Le nombre et la variété des réponses donneront du poids à notre avis collectif.

L’enquête est ici : https://www.parlons-velo.fr/

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Un festival de périples… à vélo !

Programmé du 13 au 15 mars prochains à la médiathèque de Mâcon, le 7ème festival du film de voyage et d’aventure Périples & Cie accorde cette année une large place au vélo.

Le festival sera ouvert vendredi soir 13 mars, à 20h00, par un cyclo voyageur mâconnais dont l’histoire est exceptionnelle et la dernière présentation, dimanche, à 17h00,  sera assurée par un autre cycliste mâconnais tout aussi exceptionnel.

Entre ces deux moments forts, le vélo sera encore à l’honneur, avec :

Samedi 14 mars
15h30 : Anne, Samuel, Romain et Eloan, « Graines d’explorateurs », la découverte de l’Europe du Nord… à vélo.
16h30 : Claude Marthaler, « Bike for Bread », l’histoire, au Caire, d’un livreur de pain… à vélo.
20h00 : Siphay Vera, « Solidream », trois amis d’enfance font le tour du monde… à vélo.
Dimanche 15 mars
17h00 : Hervé Binnert, « P’titvélothérapie », une promenade de santé… à vélo, de plus de 5000 km en direction de la Mer Noire.

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