congrès FUB #1 : Table ronde d’ouverture

Après les allocutions de bienvenue de Stéphane Le Foll, maire du Mans, président de Le Mans Métropole, cycliste qui plus est, et d’Olivier Schneider, président de la FUB, Christelle Morançais, présidente de la région, est intervenue. Il apparaît que Pays de la Loire a une politique bien plus favorable au vélo que Bourgogne-Franche-Comté ! En effet, la région a mis en service des rames Regio 2N V200 « configuration Jumbo Vélo » qui peuvent accueillir 83 vélos et 834 voyageurs par train ; elle accompagne, par ailleurs, l’acquisition de vélos pliables à hauteur de 50 %. Par ailleurs, la région Pays de la Loire a souhaité développer des actions éducatives auprès des lycéens pour contribuer à « rendre le vélo tendance ». Un bel objectif !

Les travaux ont débuté sitôt après, avec la première table ronde qui réunissait Barbara Pompili, députée de la Somme, présidente de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, Pierre Hémon, vice-président de Vélos et Territoires, Frédéric Héran, économiste, urbaniste, maître de conférences à l’Université de Lille 1, Roch Brancour, vice-président de la région en charge des transports et Rémy Batiot, délégué aux mobilités de Le Mans Métropole.

Ils ont tous souligné l’importance de créer une culture vélo. La loi LOM suscite beaucoup d’espoirs mais l’enjeu du respect de la loi a été mis en avant comme gage de réussite.
Frédéric Héran, qui a forgé le concept de vélonomie pour désigner l’autonomie que procure le vélo, a décrit les cercles vertueux qui devraient permettre de faire advenir un véritable système vélo :


l’ effet service (plus il y a de vélos et plus l’offre de types de vélos peut être étoffée), l’effet « club » (plus de vélos et plus d’efficacité des lobbies tels que la FUB), l’effet réseau (plus il est maillé et homogène plus il y a de cyclistes),  et enfin l’effet  sécurité par le nombre de cyclistes.
Usagers, associations, politiques nous avons tous notre rôle car c’est nous qui initions ces cercles vertueux. Mais seule une politique systémique prenant en compte tous les modes de transports et acceptant de mener une politique de contrainte vis-à-vis de la voiture, permettra de faire avancer réellement les choses. Intermodalité (passer d’un mode de transport à un autre en fonction des besoins au cours du trajet) et multi-modalité (prendre au cas par cas le mode de transport le plus adapté au déplacement)  doivent en tout cas être au cœur des politiques publiques. L’enjeu est aussi aujourd’hui de penser au-delà des limites des centres urbains pour intégrer le péri-urbain et le monde rural.

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