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4 juillet, « Os(i)er le vélo » #2 :
« le vélo est mon geste barrière »

Après la réussite de notre action de sensibilisation routière à destination des cyclistes et des automobilistes mâconnais le 25 janvier dernier (« Os(i)er le vélo en toute sécurité »), Mâcon vélo en ville organise une nouvelle action de ce type le samedi 4 juillet après-midi : « Le vélo est mon geste barrière. »

Plusieurs objectifs : 

  1. Communiquer sur les avantages du vélo pour respecter les gestes barrières
  2. Sensibiliser les automobilistes au respect de la distance de sécurité de 1 mètre lors du dépassement de cyclistes. .
  3. Habituer les cyclistes à circuler en ville en toute sécurité tout en respectant le code de la route et rouler à l’écart des rangées de voitures garées (pour éviter les ouvertures intempestives de portières par exemple)

Nous circulerons à vélo par petits groupes (moins de 10) dans Mâcon et son agglomération, sur différents itinéraires pendant environ une heure. Les vélos seront équipés avec des pancartes pour attirer le regard des automobilistes et faire comprendre notre démarche.

Le programme de l’après-midi :

  • Accueil à 14h30 au local de Mâcon Vélo en Ville, 67, avenue Édouard Herriot : préparation des vélos, fourniture du matériel par M2V (pancartes…), formation des groupes (moins de 10 personnes) et répartition des circuits à réaliser. Merci de venir avec un masque pour la préparation.
  • Départ au fur et à mesure que les groupes seront constitués, accompagnés par des bénévoles de l’association
  • Retour à partir de 16h au local de l’association pour échanger sur l’action pour ceux qui le souhaitent

Contrairement aux vélorutions, il n’y aura pas d’encadrement sécurisé. Dès lors, si des familles veulent participer avec les enfants, nous conseillons d’être habitués à la circulation en ville et nous rappelons que les enfants circuleront sous la responsabilité de leurs parents.

Nous espérons vous voir nombreux et nombreuses pour cette action !

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municipales 2020 : Charnay cyclable, les enjeux du 2ème tour

Les élections municipales se poursuivent à Charnay lès Mâcon où un 2ème tour est organisé dimanche prochain. Mâcon vélo en ville a donc renvoyé son questionnaire « parlons vélo aux municipales » (https://municipales2020.parlons-velo.fr/) qui propose aux candidats de se positionner face à un catalogue d’actions proposées par l’association pour améliorer la place du vélo au quotidien sur la commune de Charnay mais aussi à l’échelle de MBA (Mâconnais Beaujolais Agglomération)

Le temps était compté pour répondre dans le cadre de cette campagne du 2ème tour, même si le questionnaire avait déjà été envoyé lors de la campagne du 1er tour. Nous remercions donc les quatre listes de nous avoir répondu. Une seule (« Charnay autrement ») s’est prêté au jeu de remplir le questionnaire, les trois autres faisant une réponse plus générale « ne pouvant répondre en cochant des cases » (« Servir Charnay au cœur »), ou « le trouvant complexe » et n’ayant pas « tous les éléments nécessaires à une réponse objective » (« Partageons demain »).

La mobilité active est largement présente sur les tracts des 4 listes qui semblent donc conscientes de l’enjeu de cette mobilité dans nos espaces urbains. « Tous pour Charnay » met en avant dans son document « une ville douce à vivre, qui canalise sa circulation, permette de nouveaux modes de déplacement et un partage sécurisé de l’espace public ». « De nouveaux cheminements doux permettront la mobilité en sécurité des piétons et des cyclistes » écrit « Partageons demain ». « Servir Charnay au cœur » parle, elle, d’un large plan multimodal de circulation et de partage des espaces de déplacements ». Enfin « Charnay autrement » en fait un axe majeur de son programme dans sa rubrique « écologie » ce qui explique sûrement qu’elle ait répondu au questionnaire.

Nous retiendrons que toutes les listes ont donc conscience de l’importance de cet enjeu de la mobilité, que toutes souhaitent travailler en concertation avec les usagers de la bicyclette ce dont nous ne pouvons que nous féliciter. Roland Plantier (« Partageons demain ») se dit « favorable à la concertation a priori avec les associations sur la nature des travaux à entreprendre » quand Serge Gaulias et Laurent Voisin (« Servir Charnay au cœur ») souhaitent la tenue d’une « table-ronde », lieu de « discussions (…) avec des techniciens formés, des utilisateurs engagés et des élus à l’écoute. » préalable à la mise en place de projets dans ce domaine. La liste « Charnay Autrement » conduite par Jean-Pierre Petit est favorable à la création d’un comité vélo/mobilités douces qui se réunirait régulièrement pour évoquer les questions et projets de mobilité alternatives à la voiture. Christine Robin (« Tous pour Charnay ») l’envisage d’abord à l’échelle régionale. À M2v, nous continuons de penser, fort des avancées que nous avons connu à Mâcon avec la tenue des GTCS (groupe de travail sur la circulation et le stationnement) réguliers, que seules des rencontres régulières autour de la problématique de la mobilité sont un gage d’avancées dans ce domaine.

La liste « Partageons demain » évoque dans son courriel la question des aménagements, en se prononçant pour la « création d’un maillage cohérent au niveau de l’agglomération » et en précisant que le nouveau boulevard urbain s’il voit le jour comprendra bien un cheminement réservé aux cyclistes de part et d’autre de la voie routière ». La liste « Servir Charnay au cœur » est pour un « schéma de circulation et de partage multimodal des voies « . Christine Robin, tête de liste de « Tous pour Charnay », ne « doute pas, en sa qualité de conseillère régionale, que la concertation à l’échelle de la région améliorera concrètement les déplacements quotidiens, (…) grâce à des mobilités plus faciles, moins coûteuses et plus propres », y compris à travers le volet de la politique cyclable. « Charnay autrement » est quant à elle aussi favorable à la création d’aménagements assurant la sécurité des cyclistes, mais va plus loin en soutenant notre proposition de réduction de la vitesse des automobiles, seule garantie pour nous d’un réel partage de la rue entre tous les usagers.

Enfin, la question du budget est évoquée par les deux listes « Servir Charnay au cœur » et « Partageons demain » pour justifier qu’elles ne s’engagent pas plus précisément. Quant à « Charnay autrement », à la proposition de l’élaboration d’un plan vélo financé, elle ne se prononce pas. La liste « Tous pour Charnay » n’évoque pas ce sujet.  La FUB (Fédération des usagers de la bicyclette) indique que les budgets nécessaires pour une vraie politique vélo sont entre 10 et 25 euros par habitant et par an. Au dernier recensement de l’INSEE, Charnay lès Mâcon compte 7435 habitants. On obtient donc un budget allant de 74 000 euros (10 €/habitant/an) à 186 000 euros (25 €/ habitant/an). Roland Plantier (tête de liste « Partageons demain » et actuel adjoint au maire de Charnay) doute de la possibilité d’abonder significativement le budget « mobilités douces » : « Le budget communal pour la réparation des routes, la réfection des trottoirs… est 150 000 euros/an et donc s’engager à dépenser 180 000 euros/an pour les pistes cyclables est très hypothétique ». Mais il ajoute que « 70 000 euros ont été dépensés en 2019 pour la création de cheminements doux c’est à dire pour les piétons et les vélos ».  Si la commune s’engageait déjà à flécher 70 000 euros tous les ans, ce serait une belle avancée. Il s’agit en fait de pérenniser un budget pluriannuel stable pour que les mobilités actives ne soient pas une variable d’ajustement budgétaire (on fait un petit bout de piste s’il nous reste des sous), mais soit au cœur d’un vrai projet. En ce sens la réponse de « Servir Charnay au cœur » nous inquiète : « en fonction des levées de fonds, mobilisables auprès de collectivités, sur des fléchages de projets, (cela peut changer) la physionomie de la priorité ». Or il existe des solutions financières.  L’Etat a lancé des appels à projets ciblant particulièrement les communes de notre dimension pour les aider à financer un plan vélo. Le projet de l’EPCI de Cluny a été retenu par exemple et a permis entre autres d’embaucher une chargée de mission mobilités actives.

La liste « Tous pour Charnay » insiste sur la nécessité de s’inscrire dans le cadre de la loi LOM et de sa déclinaison régionale (en cours) puis locale en particulier à l’échelle de l’intercommunalité qui est en effet autorité organisatrice de transport. Certes l’échelle intercommunale est essentielle en particulier pour ce qui concerne le problème de transit pendulaire d’automobiles sur la commune. Cela explique le fait que « Charnay autrement » soit « indécis » ou « ne s’engage pas » sur la plupart des questions concernant la MBA, comme la liste « Servir Charnay au cœur » qui précise que les décisions sont complexes à prendre dans le cadre de la MBA et de ses 39 communes. Mais la commune en tant que telle peut aussi agir en matière d’aménagements cyclables (pistes, bandes, stationnement) ou de réduction de la vitesse automobile. S’engager à porter un projet pour une mobilité cycliste renforcée ne signifie pas s’engager à ce qu’il aboutisse. Nous pouvons regretter que seule la liste « Charnay autrement » s’engage clairement dans cette démarche, par exemple en acceptant de défendre auprès de la MBA le passage de l’ex N6 de 4 voies à 2 voies.

La LOM (loi d’orientation des mobilités) ouvrant d’importantes perspectives en matière de plan vélo, espérons que la commune de Charnay, quelques soient ses élu.es, sera fer de lance au sein de la MBA lorsqu’il s’agira de l’appliquer.

L’association Mâcon vélo en ville sera à la disposition de la prochaine équipe municipale pour travailler avec elle et les services techniques et être force de propositions.

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Profitez du « Coup de pouce remise en selle » !

Mâcon Vélo en Ville participe à l’opération « coup de pouce remise en selle » mise sur pied par le gouvernement en partenariat avec la FUB .

Nous sommes très contents de cette initiative car lors de nos discussions avec nombre d’entre vous, nous constatons que votre souhait de vous mettre au vélo se heurte souvent à votre appréhension devant la circulation urbaine.

Si cette appréhension est compréhensible, tant notre environnement est conçu pour l’usage de la voiture, elle n’est pas irrémédiable : il y a des choses à savoir, des conseils que nous pouvons vous prodiguer, et l’expérience que des cyclistes confirmés seront heureux de partager. Et rappelez-vous qu’en matière de vélo, le nombre fait la sécurité : plus nous serons nombreux sur la chaussée mâconnaise, plus nous y serons en sécurité !

Pour assurer cette formation, M2V compte 3 bénévoles titulaires soit du Brevet Initiateur.rice Mobilité à Vélo (IMV), soit du Diplôme d’Etat relatif aux Fonctions d’Animateur (DEFA), et riches d’une expérience de plusieurs années en matière d’enseignement du vélo et de la mobilité urbaine.

Nous proposons donc aux adultes des séances de remise en selle individuelle d’une heure trente pour vous donner les informations-clés et les réflexes vous permettant de circuler en ville en confiance et en sécurité.

Ces séances sont gratuites pour les bénéficiaires : leur coût est pris en charge par le dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE).

Si vous souhaitez en profiter, il vous suffit de nous adresser un message à veloecole@maconvelo.fr, en précisant votre nom et votre n° de téléphone. Nous vous rappellerons pour faire le point sur vos attentes, vos disponibilités, l’état de votre vélo, et convenir d’un rendez-vous.

Si votre vélo a également besoin d’un « coup de pouce », nous vous rappelons que ce même dispositif finance aussi sa remise en état à hauteur de 50 € : Voir ici.

A bientôt !

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Petit traité de vélosophie, suite et fin
extraits sonores #7, #8, #9, #10

Dernier épisode de nos rendez-vous sonores avec Didier Tronchet, avec quatre nouveaux extraits de son Petit traité de vélosophie lus par Valérie. Où l’on écoute tour à tour les vélosophes se faire les champions de la géométrie euclidienne, afficher un pragmatisme joyeux, concilier conviction et responsabilité, et enfin opposer deux grands rivaux sans avoir trop de mal à les départager.

LA LIGNE DROITE


AVANT DE POURSUIVRE…

Notre chronique prend fin aujourd’hui. Nous espérons que vous avez eu plaisir à l’écouter. Si, tout comme nous, vous souhaitez faire plus ample connaissance avec l’auteur, n’hésitez pas à visiter son site personnel, à le retrouver en images dans la rubrique « Roues cool » de Libération ou encore à feuilleter en ligne quelques pages de son prochain album à paraître sous peu aux éditions Delcourt.

JUST DO IT !

LE PRINCIPE RESPONSABILITÉ

AUTO VS VÉLO

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Réouverture de l’atelier le samedi 16 mai

L’atelier participatif de réparation vélo de Mâcon Vélo en Ville rouvre ses portes le samedi 16 mai à partir de 10 h dans le contexte du déconfinement et du programme « Coup de pouce réparation vélo ». Ce programme offre une prise en charge allant jusqu’à 50 € aux cyclistes du quotidien pour la remise en état de leur vélo. Il s’inscrit dans un plan national d’aide de vingt millions d’euros en faveur d’un mode de transport qui démontre sa pleine utilité dans la phase critique que nous vivons. La réouverture de l’atelier est évidemment assortie de contraintes destinées à protéger du virus usagers et bénévoles. Elles passent par des aménagements dédiés et par des consignes simples dont le respect est essentiel. Parmi celles-ci, le port du masque, l’observation scrupuleuse des gestes barrière et la prise de rendez-vous, de préférence en ligne (ICI) , exigée des usagers préalablement à leur visite.

Cyclistes et nouveaux cyclistes, venez réparer votre vélo (ou acheter un vélo d’occasion) dans notre atelier !

L’association Mâcon Vélo en Ville est inscrite dans le programme national COUP DE POUCE RÉPARATION VÉLO.

Coup de pouce vélo est un programme national proposé par le Gouvernement pour encourager la pratique du vélo au quotidien, avec une enveloppe financée par les Certficats d’Economie d’Energie (CEE). Il s’agit concrètement d’une prise en charge allant jusqu’à 50€ pour la remise en état d’un vélo, pour un usage utilitaire, c’est-à-dire pour des déplacements du quotidien (travail, courses…).

Mâcon Vélo en Ville rouvre son atelier samedi 16 mai à partir de 10 h et vous propose de venir réparer et/ou donner une nouvelle jeunesse à votre vélo. C’est à vous de bricoler ! Mais rassurez-vous, vous serez accompagné par nos bénévoles mécaniciens, compétents, pédagogues et passionnés ! Nous nous engageons à vous conseiller et à vous aider.

Venir dans notre local (67 avenue Edouard Herriot à Mâcon), c’est aussi l’occasion d’échanger avec nous sur la pratique du vélo au quotidien : les craintes, les itinéraires conseillés, les trucs et astuces, le choix des équipements… Que ce soit pour aller au travail, voyager, faire les courses, conduire les enfants à l’école, etc. On peut tout faire à vélo !

Avec le coup de pouce réparation vélo, vous pourrez par exemple prendre votre adhésion à notre association qui permet d’accéder à l’atelier (10 € individuel, 15 € famille) et faire différentes réparations sur votre vélo : changer un pneu usé, régler les freins, les vitesses… Nous proposerons des forfaits « remise en état », adaptés en fonction de l’état de votre vélo.

Dans les ateliers associatifs d’autoréparation comme le nôtre, vous pourrez également bénéficier du « coup de pouce réparation vélo » pour acheter un vélo d’occasion, remis en état par les bénévoles de l’association. Si le vélo coûte plus de 50 €, vous devrez payer la différence. Nous avons des vélos en stock, dont le coût varie entre 30 et 80 €.

Bien évidemment, l’utilisation du « coup de pouce » n’est pas obligatoire, notre atelier rouvre avec le même fonctionnement qu’avant. Les adhérents peuvent continuer à venir réparer leur vélo sans bénéficier de ce programme s’ils ne le souhaitent pas.

Nous avons mis en place des mesures pour respecter les gestes barrières (port du masque, sens de circulation, point d’eau et savon, désinfection des outils…). Le nombre de personnes présentes à l’atelier sera limité et nous recevrons uniquement sur rendez-vous. Il est fortement conseillé de réserver un créneau directement sur notre site pour faciliter notre organisation : C’EST ICI. Pour les personnes qui viendraient sans rendez-vous, nous avons une salle séparée de l’atelier permettant d’attendre le prochain créneau libre.

Dans un deuxième temps, l’association proposera des séances de « remise en selle », également financées dans le cadre de ce programme « Coup de pouce ». Nous pourrons vous accompagner au cours d’une séance pratique (ou plusieurs s’il le faut) si vous ne vous sentez pas sûr de vous pour circuler en ville, au milieu des voitures, sur des aménagements cyclables loin d’être suffisants et / ou de qualité à Mâcon (nombreuses coupures, voitures stationnées sur les bandes cyclables…). Il s’agit en quelque sorte d’un « coaching à vélo » ! Nous communiquerons sur ce programme dès que nous aurons plus d’informations, il n’est pas encore en place.

Notre objectif est d’encourager à prendre le vélo pour les petits trajets du quotidien. De nombreux déplacements sont réalisés sur de courtes distances (environ 50 % des déplacements des habitants d’un territoire comme le nôtre font moins de 3 kilomètres). La voiture est très utilisée pour ces déplacements alors qu’il existe une solution bien plus efficace : le vélo !

C’est une solution économique, bonne pour la santé et l’environnement, rapide et efficace en ville. En cette période de crise sanitaire, après 2 mois de quasi-inactivité pour beaucoup, nous avons tous besoin de nous aérer, de combattre le stress et de bouger. L’activité physique nous rend plus forts face au virus. Alors, pendant ce déconfinement, prenons l’habitude de nous déplacer à vélo, et gardons-la !

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covid-19 : Pour un plan vélo d’urgence à Mâcon

Avec Olivier Schneider, président de la FUB, nous croyons que le vélo « est le geste barrière qui contribuera à éviter au maximum une deuxième vague de Covid-19 ». Un avis partagé par l’exécutif avec l’annonce par Elisabeth Borne d’un plan d’urgence de 20 millions d’euros en faveur du vélo. Dans de nombreuses villes françaises, des pistes cyclables temporaires sont aménagées. Dans ce contexte, Mâcon Vélo en Ville a fait des propositions.

LE VÉLO, LE MOYEN DE TRANSPORT IDÉAL D’UN DÉCONFINEMENT RÉUSSI

«  Le déconfinement est le moment d’illustrer que le vélo est un mode de transport à part entière et pas seulement un loisir. Alors que 60% des trajets effectués en France en temps normal font moins de 5 km, les semaines à venir représentent une occasion pour de nombreux Français, d’ores et déjà cyclistes ou non, de choisir le vélo pour se rendre au travail ou faire des déplacements de proximité. » : la ministre de la Transition écologique et solidaire Élisabeth Borne a prononcé ces mots le 30 avril dernier, en annonçant la mise en place d’un plan vélo d’urgence de 20 millions d’euros (voir ici).

Une des premières mesures est de renforcer la sécurité des cyclistes en soutenant le développement de pistes cyclables temporaires.

En effet, les mesures de confinement ont entraîné une baisse inédite de tous les déplacements et ont révélé que les routes actuellement vides (ou presque) représentent 50 à 80 % de l’espace public en ville, tandis que les piétons sont cantonnés sur des trottoirs étroits pour lesquels il est difficile de maintenir la distanciation physique. Une solution envisagée : investir une partie de la chaussée afin de libérer de l’espace pour les vélos et les piétons. Il s’agit tout simplement de rééquilibrer l’espace public.

Nous devons encourager un report des modes de déplacement vers le vélo, peu coûteux et bon pour la santé, et limiter le recours systématique à la voiture individuelle, source de pollution pouvant aggraver la crise sanitaire, qui entrainera également des embouteillages, du bruit et un sentiment d’insécurité pour les piétons et cyclistes. Plus nous serons nombreux à choisir le vélo, plus nous pourrons laisser de la place à celles et ceux qui n’ont pas le choix et qui doivent prendre la voiture ou les transports en commun (personnes fragiles, à mobilité réduite…).

Pour que le vélo soit un réel choix, non subi, il faut permettre à chacun de se déplacer à vélo de manière efficace et en sécurité. Pour cela, il est possible de mettre en place des aménagements cyclables temporaires dans le cadre du déconfinement. Les avantages de ces aménagements sont nombreux : souplesse, flexibilité, expérimentation (droit à l’erreur), faible coût, simplicité juridique, réversibilité…

NOS PROPOSITIONS POUR MÂCON ET SON AGGLOMÉRATION

A Mâcon Vélo en Ville, nous sommes convaincus de l’intérêt de ces aménagements cyclables temporaires . Nous voulons saisir cette opportunité de faire changer (durablement) les comportements, d’expérimenter et de rechercher des solutions pérennes dans le souci de l’intérêt général.

Voir aussi « Aménagements cyclables temporaires à Mâcon ? »

Nous avons fait une première proposition à la mairie de Mâcon concernant l’aménagement de la D906 (ex N6) qui traverse Mâcon du Nord et Sud et dessert les principaux lieux d’activités et commerces. Nous avons proposé de tracer une bande cyclable sur la chaussée, en réservant une voie de circulation aux cyclistes (et aux bus) puisque cette route est en grande partie en 2×2 voies. Là où la route est plus étroite, des solutions technique peuvent être trouvées. Nous avons identifié des « points noirs » qu’il faudra sécuriser (notamment ceux qui ont été cités dans le baromètre 2019 de la FUB ‘Parlons vélo’) et repérés sur cette carte consultable en ligne.

Bien sûr, il ne suffit pas d’installer quelques cônes de chantiers et de peindre des petits vélos au sol pour réaliser une bande cyclable sécurisée et utilisée, notamment pour des nouveaux cyclistes qui profiteraient de l’occasion pour se (re)mettre en selle. Il faudra être paticulièrement vigilant aux carrefours, ronds-points, feux et aux stationnements des voitures sur les côtés de la route. Il faudra aussi communiquer sur les aménagements temporaires cyclables pour les rendre plus compréhensibles et visibles par les automobilistes. Plus généralement, il faudra communiquer et inciter à l’usage du vélo et de la marche dans le contexte crise Covid-19.

Nous travaillons actuellement sur d’autres propositions, notamment pour prolonger les aménagements cyclables existants et améliorer ainsi la continuité et la cohérence des tracés. Un enjeu important sera d’aménager les axes desservant les établissements scolaires pour permettre aux élèves qui le souhaitent de prendre le vélo au lieu du bus.

Le déconfinement va se faire progressivement, profitons-en pour développer un réseau cyclable cohérent et adapté au territoire, par étape. Nous sommes prêts à y travailler avec la mairie de Mâcon, les communes voisines et MBA.

De tels aménagements se font un peu partout dans le monde et en France. Les villes de Bourg en Bresse et de Villefranche sur Saône ont acté la mise en place d’aménagements cyclables temporaires. C’est une occasion à ne pas manquer à Mâcon. Saisissons-la !

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Vers la fin des quatre voies en ville ?

Les grandes artères à quatre voies ou plus en pleine ville sont encore très nombreuses en France. Elles entraînent pourtant de redoutables problèmes de sécurité pour les piétons comme pour les cyclistes. Il est pourtant possible, dans la grande majorité des cas, de les passer à deux voies, en les dotant de traversées plus sûres et d’aménagements cyclables, sans réduire fortement le trafic automobile.

En appui des propositions de Mâcon Vélo en Ville pour ouvrir la traversée Nord-Sud de Mâcon (« N6 ») aux cyclistes et aux piétons, nous publions avec l’aimable autorisation de la FUB cet article de Frédéric Héran, paru dans Vélocité (n° 154, janvier-février-mars 2020), également consultable sur le site Actuvélo.

Les quatre voies en ville – et a fortiori les 6 voies ou plus – sont des aménagements archaïques, tout droit issus d’une autre époque, celle du tout automobile, quand les gestionnaires de la voirie donnaient la priorité à la voiture en toutes circonstances, pour absorber un trafic en forte expansion (d’environ + 10 % par an, de 1950 à 1974).

Artères « largement dimensionnées »

Au cours des années 1950-1960, de nombreuses artères construites avant l’essor de l’automobile ont vu leur chaussée élargie au détriment des trottoirs et des plantations (pas moins d’une cinquantaine de kilomètres, à Paris). Quant aux voies nouvelles construites dans les quartiers de tours et de barres ou dans les villes nouvelles, elles devaient être « largement dimensionnées »1. De grandes artères sillonnent ainsi les villes nouvelles de Cergy ou de Saint-Quentin-en-Yvelines, le quartier de Maurepas à Rennes, d’Hautepierre à Strasbourg ou de La Villeneuve à Grenoble.

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Petit traité de vélosophie, suite :
(extraits sonores #4, #5, #6)

Suite des extraits du Petit traité de vélosophie de Didier Tronchet avec trois nouveaux sons enregistrés par Valérie. Dans le premier épisode de cette chronique, nous avons vu ou plutôt entendu le vélosophe répondre à quelques idées reçues relatives à la pollution, au mauvais temps en général et à la pluie en particulier. Il aborde aujourd’hui trois nouveaux thèmes : la véritable nature du danger du vélo, l’incomparable vision panoramique dont jouit le cycliste urbain et, concernant les rapports avec le monde du travail, une version vélocipédique du Cheval de Troie.

« LE DANGER »

« CINÉMASCOPE »

« HÉ, TAFFEUR ! »

À SUIVRE…

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covid-19 : Aménagements cyclables temporaires à Mâcon ?

En ce moment les aménagements cyclables temporaires, qui appartiennent à ce qu’on appelle « l’urbanisme tactique », ont le vent en poupe. En fait cette idée a plus de 50 ans. Elle est née à San Francisco et a été théorisée par l’architecte américain Mike Lydon.  Marque d’un activisme pacifique qui consiste à prendre possession provisoirement d’espaces dévolus à l’automobile (places de parking, axe routier), elle est devenue une modalité d’action des politiques on ne peut plus légal. Les élus de Bogota par exemple ont décidé de fermer tous les dimanches les principaux axes (+ de 120 km de routes) de cette métropole de plus de 7 Millions d’habitants, à la circulation automobile pour que piétons, cyclistes et autres usagers de trottinettes… les investissent.

Dans le cadre du confinement et du déconfinement progressif à venir, on comprend dès lors que cette idée soit reprise dans les grandes villes : aménager temporairement la ville pour permettre une circulation cycliste et piétonne plus importante et plus sécurisée dans le cadre d’une limitation du recours aux transports en commun peu adaptés à une application stricte des « gestes barrières » et alors que la baisse du trafic général le permet.

Mais peut-on envisager d’étendre cette politique à l’échelle d’une ville comme Mâcon ? A Mâcon vélo en ville nous en sommes convaincus.

Le vélo est un moyen de déplacement individuel qui permet de respecter la distanciation sociale de manière naturelle et qui maintient celui qui le pratique en bonne forme physique, ce qui limite les conséquences d’une infection[1]. Sans parler du besoin sanitaire vital d’activité physique après deux mois de confinement et de l’effet de la vitamine D (augmentée par l’exposition directe au soleil) dans les défenses immunitaires. Enfin, la crise économique à venir impose aux ménages de faire des économies, et le patriotisme économique de réduire les importations, autant d’arguments actuels en faveur d’un rééquilibrage de l’usage de la voiture et des dépenses de carburant vers les modes de déplacement sains, sûrs et sobres. Mais quid de la mise en place d’aménagements cyclables temporaires ?

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Petit traité de vélosophie
(extraits sonores #1, #2, #3)

À l’heure où le vélo, mode de transport à part entière, est reconnu comme un atout pour un déconfinement réussi, il faut plus que jamais et sans plus attendre « réinventer la ville à vélo ». C’est précisément le sous-titre du « Petit traité de vélosophie », de Didier Tronchet, qui figure en bonne place dans la bibliothèque de Mâcon Vélo en Ville. Notre amie Valérie Delhomme vous propose, avec l’aimable autorisation de l’auteur, de vous en lire une série de courts extraits.

« LA POLLUTION »

D’une bible à l’autre ; dans Le retour de la bicyclette, livre culte des cyclistes urbains, Frédéric Héran fait état du « savoureux Petit traité de vélosophie » de Didier Tronchet, qu’il cite : « Exister à vélo implique […] de vociférer contre la voiture. C’est une question de survie. Dans l’équilibre naturel, les prédateurs trop nombreux menacent la disparition d’une espèce. »

Le vélo n’est certes pas une espèce en voie de disparition, il est même de retour dans nos villes, mais il est vrai que la réussite de son retour pour le bien et la santé de tous, encore plus prégnante à l’heure du déconfinement, réclame de remettre l’automobile à sa place et d’adopter une autre vision de la ville.

Paru en 2000, réédité en 2014, Le Petit traité de vélosophie participe d’un changement de paradigme qui n’exclut pas l’humour, bien au contraire. Didier Tronchet, « un peu écriveur, un peu dessineur, un peu filmeur, un peu acteur », comme il aime trop modestement à se présenter, est aussi le père d’albums de BD réputés, dont la série des Jean-Claude Tergal et, dernièrement, Le chanteur perdu. Les vélosophes seront ravis d’apprendre qu’une édition en images de leur manuel, avec 54 planches dessinées par l’auteur, doit paraître en mai prochain.

Mais, en attendant de lire ou de relire le Petit traité et de le découvrir en images, continuons de prêter l’oreille aux extraits choisis et lus par Valérie…

« LE MAUVAIS TEMPS »

« CYCLING IN THE RAIN »

À SUIVRE …

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