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Réouverture de l’atelier le samedi 16 mai

L’atelier participatif de réparation vélo de Mâcon Vélo en Ville rouvre ses portes le samedi 16 mai à partir de 10 h dans le contexte du déconfinement et du programme « Coup de pouce réparation vélo ». Ce programme offre une prise en charge allant jusqu’à 50 € aux cyclistes du quotidien pour la remise en état de leur vélo. Il s’inscrit dans un plan national d’aide de vingt millions d’euros en faveur d’un mode de transport qui démontre sa pleine utilité dans la phase critique que nous vivons. La réouverture de l’atelier est évidemment assortie de contraintes destinées à protéger du virus usagers et bénévoles. Elles passent par des aménagements dédiés et par des consignes simples dont le respect est essentiel. Parmi celles-ci, le port du masque, l’observation scrupuleuse des gestes barrière et la prise de rendez-vous, de préférence en ligne (ICI) , exigée des usagers préalablement à leur visite.

Cyclistes et nouveaux cyclistes, venez réparer votre vélo (ou acheter un vélo d’occasion) dans notre atelier !

L’association Mâcon Vélo en Ville est inscrite dans le programme national COUP DE POUCE RÉPARATION VÉLO.

Coup de pouce vélo est un programme national proposé par le Gouvernement pour encourager la pratique du vélo au quotidien, avec une enveloppe financée par les Certficats d’Economie d’Energie (CEE). Il s’agit concrètement d’une prise en charge allant jusqu’à 50€ pour la remise en état d’un vélo, pour un usage utilitaire, c’est-à-dire pour des déplacements du quotidien (travail, courses…).

Mâcon Vélo en Ville rouvre son atelier samedi 16 mai à partir de 10 h et vous propose de venir réparer et/ou donner une nouvelle jeunesse à votre vélo. C’est à vous de bricoler ! Mais rassurez-vous, vous serez accompagné par nos bénévoles mécaniciens, compétents, pédagogues et passionnés ! Nous nous engageons à vous conseiller et à vous aider.

Venir dans notre local (67 avenue Edouard Herriot à Mâcon), c’est aussi l’occasion d’échanger avec nous sur la pratique du vélo au quotidien : les craintes, les itinéraires conseillés, les trucs et astuces, le choix des équipements… Que ce soit pour aller au travail, voyager, faire les courses, conduire les enfants à l’école, etc. On peut tout faire à vélo !

Avec le coup de pouce réparation vélo, vous pourrez par exemple prendre votre adhésion à notre association qui permet d’accéder à l’atelier (10 € individuel, 15 € famille) et faire différentes réparations sur votre vélo : changer un pneu usé, régler les freins, les vitesses… Nous proposerons des forfaits « remise en état », adaptés en fonction de l’état de votre vélo.

Dans les ateliers associatifs d’autoréparation comme le nôtre, vous pourrez également bénéficier du « coup de pouce réparation vélo » pour acheter un vélo d’occasion, remis en état par les bénévoles de l’association. Si le vélo coûte plus de 50 €, vous devrez payer la différence. Nous avons des vélos en stock, dont le coût varie entre 30 et 80 €.

Bien évidemment, l’utilisation du « coup de pouce » n’est pas obligatoire, notre atelier rouvre avec le même fonctionnement qu’avant. Les adhérents peuvent continuer à venir réparer leur vélo sans bénéficier de ce programme s’ils ne le souhaitent pas.

Nous avons mis en place des mesures pour respecter les gestes barrières (port du masque, sens de circulation, point d’eau et savon, désinfection des outils…). Le nombre de personnes présentes à l’atelier sera limité et nous recevrons uniquement sur rendez-vous. Il est fortement conseillé de réserver un créneau directement sur notre site pour faciliter notre organisation : C’EST ICI. Pour les personnes qui viendraient sans rendez-vous, nous avons une salle séparée de l’atelier permettant d’attendre le prochain créneau libre.

Dans un deuxième temps, l’association proposera des séances de « remise en selle », également financées dans le cadre de ce programme « Coup de pouce ». Nous pourrons vous accompagner au cours d’une séance pratique (ou plusieurs s’il le faut) si vous ne vous sentez pas sûr de vous pour circuler en ville, au milieu des voitures, sur des aménagements cyclables loin d’être suffisants et / ou de qualité à Mâcon (nombreuses coupures, voitures stationnées sur les bandes cyclables…). Il s’agit en quelque sorte d’un « coaching à vélo » ! Nous communiquerons sur ce programme dès que nous aurons plus d’informations, il n’est pas encore en place.

Notre objectif est d’encourager à prendre le vélo pour les petits trajets du quotidien. De nombreux déplacements sont réalisés sur de courtes distances (environ 50 % des déplacements des habitants d’un territoire comme le nôtre font moins de 3 kilomètres). La voiture est très utilisée pour ces déplacements alors qu’il existe une solution bien plus efficace : le vélo !

C’est une solution économique, bonne pour la santé et l’environnement, rapide et efficace en ville. En cette période de crise sanitaire, après 2 mois de quasi-inactivité pour beaucoup, nous avons tous besoin de nous aérer, de combattre le stress et de bouger. L’activité physique nous rend plus forts face au virus. Alors, pendant ce déconfinement, prenons l’habitude de nous déplacer à vélo, et gardons-la !

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covid-19 : Pour un plan vélo d’urgence à Mâcon

Avec Olivier Schneider, président de la FUB, nous croyons que le vélo « est le geste barrière qui contribuera à éviter au maximum une deuxième vague de Covid-19 ». Un avis partagé par l’exécutif avec l’annonce par Elisabeth Borne d’un plan d’urgence de 20 millions d’euros en faveur du vélo. Dans de nombreuses villes françaises, des pistes cyclables temporaires sont aménagées. Dans ce contexte, Mâcon Vélo en Ville a fait des propositions.

LE VÉLO, LE MOYEN DE TRANSPORT IDÉAL D’UN DÉCONFINEMENT RÉUSSI

«  Le déconfinement est le moment d’illustrer que le vélo est un mode de transport à part entière et pas seulement un loisir. Alors que 60% des trajets effectués en France en temps normal font moins de 5 km, les semaines à venir représentent une occasion pour de nombreux Français, d’ores et déjà cyclistes ou non, de choisir le vélo pour se rendre au travail ou faire des déplacements de proximité. » : la ministre de la Transition écologique et solidaire Élisabeth Borne a prononcé ces mots le 30 avril dernier, en annonçant la mise en place d’un plan vélo d’urgence de 20 millions d’euros (voir ici).

Une des premières mesures est de renforcer la sécurité des cyclistes en soutenant le développement de pistes cyclables temporaires.

En effet, les mesures de confinement ont entraîné une baisse inédite de tous les déplacements et ont révélé que les routes actuellement vides (ou presque) représentent 50 à 80 % de l’espace public en ville, tandis que les piétons sont cantonnés sur des trottoirs étroits pour lesquels il est difficile de maintenir la distanciation physique. Une solution envisagée : investir une partie de la chaussée afin de libérer de l’espace pour les vélos et les piétons. Il s’agit tout simplement de rééquilibrer l’espace public.

Nous devons encourager un report des modes de déplacement vers le vélo, peu coûteux et bon pour la santé, et limiter le recours systématique à la voiture individuelle, source de pollution pouvant aggraver la crise sanitaire, qui entrainera également des embouteillages, du bruit et un sentiment d’insécurité pour les piétons et cyclistes. Plus nous serons nombreux à choisir le vélo, plus nous pourrons laisser de la place à celles et ceux qui n’ont pas le choix et qui doivent prendre la voiture ou les transports en commun (personnes fragiles, à mobilité réduite…).

Pour que le vélo soit un réel choix, non subi, il faut permettre à chacun de se déplacer à vélo de manière efficace et en sécurité. Pour cela, il est possible de mettre en place des aménagements cyclables temporaires dans le cadre du déconfinement. Les avantages de ces aménagements sont nombreux : souplesse, flexibilité, expérimentation (droit à l’erreur), faible coût, simplicité juridique, réversibilité…

NOS PROPOSITIONS POUR MÂCON ET SON AGGLOMÉRATION

A Mâcon Vélo en Ville, nous sommes convaincus de l’intérêt de ces aménagements cyclables temporaires . Nous voulons saisir cette opportunité de faire changer (durablement) les comportements, d’expérimenter et de rechercher des solutions pérennes dans le souci de l’intérêt général.

Voir aussi « Aménagements cyclables temporaires à Mâcon ? »

Nous avons fait une première proposition à la mairie de Mâcon concernant l’aménagement de la D906 (ex N6) qui traverse Mâcon du Nord et Sud et dessert les principaux lieux d’activités et commerces. Nous avons proposé de tracer une bande cyclable sur la chaussée, en réservant une voie de circulation aux cyclistes (et aux bus) puisque cette route est en grande partie en 2×2 voies. Là où la route est plus étroite, des solutions technique peuvent être trouvées. Nous avons identifié des « points noirs » qu’il faudra sécuriser (notamment ceux qui ont été cités dans le baromètre 2019 de la FUB ‘Parlons vélo’) et repérés sur cette carte consultable en ligne.

Bien sûr, il ne suffit pas d’installer quelques cônes de chantiers et de peindre des petits vélos au sol pour réaliser une bande cyclable sécurisée et utilisée, notamment pour des nouveaux cyclistes qui profiteraient de l’occasion pour se (re)mettre en selle. Il faudra être paticulièrement vigilant aux carrefours, ronds-points, feux et aux stationnements des voitures sur les côtés de la route. Il faudra aussi communiquer sur les aménagements temporaires cyclables pour les rendre plus compréhensibles et visibles par les automobilistes. Plus généralement, il faudra communiquer et inciter à l’usage du vélo et de la marche dans le contexte crise Covid-19.

Nous travaillons actuellement sur d’autres propositions, notamment pour prolonger les aménagements cyclables existants et améliorer ainsi la continuité et la cohérence des tracés. Un enjeu important sera d’aménager les axes desservant les établissements scolaires pour permettre aux élèves qui le souhaitent de prendre le vélo au lieu du bus.

Le déconfinement va se faire progressivement, profitons-en pour développer un réseau cyclable cohérent et adapté au territoire, par étape. Nous sommes prêts à y travailler avec la mairie de Mâcon, les communes voisines et MBA.

De tels aménagements se font un peu partout dans le monde et en France. Les villes de Bourg en Bresse et de Villefranche sur Saône ont acté la mise en place d’aménagements cyclables temporaires. C’est une occasion à ne pas manquer à Mâcon. Saisissons-la !

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Vers la fin des quatre voies en ville ?

Les grandes artères à quatre voies ou plus en pleine ville sont encore très nombreuses en France. Elles entraînent pourtant de redoutables problèmes de sécurité pour les piétons comme pour les cyclistes. Il est pourtant possible, dans la grande majorité des cas, de les passer à deux voies, en les dotant de traversées plus sûres et d’aménagements cyclables, sans réduire fortement le trafic automobile.

En appui des propositions de Mâcon Vélo en Ville pour ouvrir la traversée Nord-Sud de Mâcon (« N6 ») aux cyclistes et aux piétons, nous publions avec l’aimable autorisation de la FUB cet article de Frédéric Héran, paru dans Vélocité (n° 154, janvier-février-mars 2020), également consultable sur le site Actuvélo.

Les quatre voies en ville – et a fortiori les 6 voies ou plus – sont des aménagements archaïques, tout droit issus d’une autre époque, celle du tout automobile, quand les gestionnaires de la voirie donnaient la priorité à la voiture en toutes circonstances, pour absorber un trafic en forte expansion (d’environ + 10 % par an, de 1950 à 1974).

Artères « largement dimensionnées »

Au cours des années 1950-1960, de nombreuses artères construites avant l’essor de l’automobile ont vu leur chaussée élargie au détriment des trottoirs et des plantations (pas moins d’une cinquantaine de kilomètres, à Paris). Quant aux voies nouvelles construites dans les quartiers de tours et de barres ou dans les villes nouvelles, elles devaient être « largement dimensionnées »1. De grandes artères sillonnent ainsi les villes nouvelles de Cergy ou de Saint-Quentin-en-Yvelines, le quartier de Maurepas à Rennes, d’Hautepierre à Strasbourg ou de La Villeneuve à Grenoble.

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Petit traité de vélosophie, suite :
(extraits sonores #4, #5, #6)

Suite des extraits du Petit traité de vélosophie de Didier Tronchet avec trois nouveaux sons enregistrés par Valérie. Dans le premier épisode de cette chronique, nous avons vu ou plutôt entendu le vélosophe répondre à quelques idées reçues relatives à la pollution, au mauvais temps en général et à la pluie en particulier. Il aborde aujourd’hui trois nouveaux thèmes : la véritable nature du danger du vélo, l’incomparable vision panoramique dont jouit le cycliste urbain et, concernant les rapports avec le monde du travail, une version vélocipédique du Cheval de Troie.

« LE DANGER »

« CINÉMASCOPE »

« HÉ, TAFFEUR ! »

À SUIVRE…

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covid-19 : Aménagements cyclables temporaires à Mâcon ?

En ce moment les aménagements cyclables temporaires, qui appartiennent à ce qu’on appelle « l’urbanisme tactique », ont le vent en poupe. En fait cette idée a plus de 50 ans. Elle est née à San Francisco et a été théorisée par l’architecte américain Mike Lydon.  Marque d’un activisme pacifique qui consiste à prendre possession provisoirement d’espaces dévolus à l’automobile (places de parking, axe routier), elle est devenue une modalité d’action des politiques on ne peut plus légal. Les élus de Bogota par exemple ont décidé de fermer tous les dimanches les principaux axes (+ de 120 km de routes) de cette métropole de plus de 7 Millions d’habitants, à la circulation automobile pour que piétons, cyclistes et autres usagers de trottinettes… les investissent.

Dans le cadre du confinement et du déconfinement progressif à venir, on comprend dès lors que cette idée soit reprise dans les grandes villes : aménager temporairement la ville pour permettre une circulation cycliste et piétonne plus importante et plus sécurisée dans le cadre d’une limitation du recours aux transports en commun peu adaptés à une application stricte des « gestes barrières » et alors que la baisse du trafic général le permet.

Mais peut-on envisager d’étendre cette politique à l’échelle d’une ville comme Mâcon ? A Mâcon vélo en ville nous en sommes convaincus.

Le vélo est un moyen de déplacement individuel qui permet de respecter la distanciation sociale de manière naturelle et qui maintient celui qui le pratique en bonne forme physique, ce qui limite les conséquences d’une infection[1]. Sans parler du besoin sanitaire vital d’activité physique après deux mois de confinement et de l’effet de la vitamine D (augmentée par l’exposition directe au soleil) dans les défenses immunitaires. Enfin, la crise économique à venir impose aux ménages de faire des économies, et le patriotisme économique de réduire les importations, autant d’arguments actuels en faveur d’un rééquilibrage de l’usage de la voiture et des dépenses de carburant vers les modes de déplacement sains, sûrs et sobres. Mais quid de la mise en place d’aménagements cyclables temporaires ?

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Petit traité de vélosophie
(extraits sonores #1, #2, #3)

À l’heure où le vélo, mode de transport à part entière, est reconnu comme un atout pour un déconfinement réussi, il faut plus que jamais et sans plus attendre « réinventer la ville à vélo ». C’est précisément le sous-titre du « Petit traité de vélosophie », de Didier Tronchet, qui figure en bonne place dans la bibliothèque de Mâcon Vélo en Ville. Notre amie Valérie Delhomme vous propose, avec l’aimable autorisation de l’auteur, de vous en lire une série de courts extraits.

« LA POLLUTION »

D’une bible à l’autre ; dans Le retour de la bicyclette, livre culte des cyclistes urbains, Frédéric Héran fait état du « savoureux Petit traité de vélosophie » de Didier Tronchet, qu’il cite : « Exister à vélo implique […] de vociférer contre la voiture. C’est une question de survie. Dans l’équilibre naturel, les prédateurs trop nombreux menacent la disparition d’une espèce. »

Le vélo n’est certes pas une espèce en voie de disparition, il est même de retour dans nos villes, mais il est vrai que la réussite de son retour pour le bien et la santé de tous, encore plus prégnante à l’heure du déconfinement, réclame de remettre l’automobile à sa place et d’adopter une autre vision de la ville.

Paru en 2000, réédité en 2014, Le Petit traité de vélosophie participe d’un changement de paradigme qui n’exclut pas l’humour, bien au contraire. Didier Tronchet, « un peu écriveur, un peu dessineur, un peu filmeur, un peu acteur », comme il aime trop modestement à se présenter, est aussi le père d’albums de BD réputés, dont la série des Jean-Claude Tergal et, dernièrement, Le chanteur perdu. Les vélosophes seront ravis d’apprendre qu’une édition en images de leur manuel, avec 54 planches dessinées par l’auteur, doit paraître en mai prochain.

Mais, en attendant de lire ou de relire le Petit traité et de le découvrir en images, continuons de prêter l’oreille aux extraits choisis et lus par Valérie…

« LE MAUVAIS TEMPS »

« CYCLING IN THE RAIN »

À SUIVRE …

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covid-19 : Prenons notre vélo pour nos déplacements indispensables !

En cette période de confinement, nous nous devons d’être responsables et de ne sortir de chez nous que pour des actes vitaux et indispensables comme le précise l’article 1 du décret du 13 mars 2020 : se rendre à son travail quand le télétravail n’est pas possible, procéder aux achats de première nécessité, assister nos proches lorsqu’ils sont vulnérables. Par ailleurs nous devons aussi conserver une activité physique qui nous permette de rester en bonne santé.

Alors prenons notre vélo pour tous les déplacements vitaux. Un sac à dos, une cagette sur le porte bagage et nous pouvons faire nos courses pour deux ou trois jours dans nos commerces de proximité. Si notre lieu de travail est à moins de 5 km de notre domicile, allons-y en vélo !  Si la distance est plus courte, on peut aussi faire ces trajets à pied.

Le vélo est un moyen de transport individuel qui permet donc facilement de conserver les distances réglementaires. Il est aussi un excellent moyen pour limiter l’hypertension, et faire travailler ses muscles respiratoires.  Et par ces beaux jours de printemps, rien de tel pour se donner le moral que de prendre le temps de se déplacer en mettant nos sens en éveil.

Et pour tous ceux et celles qui ont peur de circuler en ville, c’est le moment de vous lancer. La circulation étant réduite, les déplacements sont davantage sécurisés.

Alors laissons nos voitures au garage à chaque fois que nous le pouvons. Que cette période difficile soit aussi l’occasion de changer notre façon de vivre et de nous déplacer.

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covid-19 : « Prendre soin de soi et des autres »

Chers amis cyclistes,

Les nouvelles de ces derniers jours ont fini de nous convaincre qu’il était nécessaire de repousser sine die toutes nos activités. L’atelier est donc désormais fermé jusqu’à nouvel ordre, la prochaine vélorution attendra des jours meilleurs, et tous nos travaux et réunions se feront désormais à distance.

Que tout cela ne vous empêche pas de circuler à vélo, au contraire : Vous éviterez la promiscuité des transports en commun, et vous renforcerez vos défenses immunitaires. En plus, même le moins averti des automobilistes sait désormais que la sécurité, c’est de respecter au moins un mètre de distance !

Et si l’atelier vous manque trop, vous pouvez vous entraîner tout seul avec l’aide du Wiklou : https://wiklou.org/wiki/Catégorie:Réparations

Prenez soin de vous et les uns des autres, et profitez de ce temps de retrait pour imaginer et préparer le monde nouveau que cette crise va appeler, et dans lequel la bicyclette aura, nous en sommes sûrs, une place de choix.

À bientôt,

Toute l’équipe de M2V.

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municipales 2020 : les candidats et le vélo

L’association Mâcon vélo en ville a travaillé sur des actions à proposer aux différents candidats aux élections municipales, afin de connaître les engagements de chacun en faveur du vélo et des mobilités dites « actives », qui sont pour nous les « mobilités d’avenir ».

Avec l’appui de notre réseau national, la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB), qui rassemble plus de 320 associations, nous avons soumis aux candidats une quarantaine de propositions pour une politique cyclable efficace : https://municipales2020.parlons-velo.fr/

Nous avons également rédigé un manifeste pour un plan vélo, dans lequel nous exposons notre vision d’un retour réussi du vélo à Mâcon et dans son agglomération, qui passe nécessairement par une modération significative de la circulation motorisée et par l’adoption d’un plan vélo digne de ce nom.

Pour approfondir ces propositions avec les candidats, nous avons rencontré trois têtes de listes à Mâcon, la dernière déclarée n’ayant pas pu être rencontrée faute de temps.

CHAQUE COMPTE RENDU EN UN CLIC :

Ces rencontres avaient pour objectif de connaître le positionnement des candidats sur les grands principes indiqués dans notre manifeste et sur les propositions que nous jugeons prioritaires. Pour les candidats, cette rencontre était l’occasion d’exposer leur vision du vélo, mode de transport à part entière, ainsi que les grands axes de la politique en faveur du vélo et des mobilités actives qu’ils prévoient de mener dans l’hypothèse de leur élection à la mairie de Mâcon.

Nous avons donc évoqué avec eux les propositions suivantes qui résument les grands axes de notre manifeste :

  1. La nécessité d’adopter un plan vélo ambitieux, concerté et financé dès le début du mandat. Un plan vélo ou « système vélo » englobe plusieurs mesures (un réseau cyclable cohérent, un budget de fonctionnement et d’investissement dédié…) et porte une vision globale pour permettre de développer la pratique du vélo et de lever les freins (insécurité routière, vol, stationnement…).
  2. Nous pensons qu’il n’y a pas de politique cyclable efficace ni de ville agréable à vivre pour tous (piétons, cyclistes, commerçants, habitants) sans modération de la circulation motorisée (vitesse et place). Est-ce que les candidats partagent cette affirmation ? Est-ce qu’ils sont prêts à prendre les mesures nécessaires ? Pour nous, l’enjeu est de taille : en apaisant la ville par rapport aux voitures, le vélo revient naturellement, les piétons sont plus en sécurité, les habitants en ressentent les bienfaits, les commerçants aussi.
  3. Dans ce cadre, nous demandons aux candidats de prendre des mesures pour interdire (réellement) le stationnement illicite des automobiles aux abords des écoles aux heures d’entrée et de sortie. Par exemple : potelets, verbalisation, cheminement piétons et cyclistes… Et également sur les pistes cyclables, où le stationnement, « même pour deux minutes », représente un vrai danger pour les cyclistes.
  4. L’opportunité d’un projet de réaménagement cyclable et piétonnier de la traversée nord-sud de Mâcon (D906, ex N6) pour renforcer l’attractivité du centre-ville.

Chaque rencontre a duré environ une demi-heure, en présence de trois à quatre bénévoles de l’association. La présidente a introduit de la même manière chacune des rencontres : rappel de la démarche, remise d’un exemplaire papier du manifeste, annonce des objectifs et du déroulé de la rencontre.

Nous remercions les candidats d’avoir accepté de nous rencontrer, ces échanges nous ont permis de mieux cerner leur vision du vélo utilitaire et de connaître leurs projets pour  développer la pratique du vélo à Mâcon.

Nous constatons que les programmes abordent tous des mobilités alternatives, que ce soit le vélo ou les transports en commun. Nous sommes donc satisfaits de voir que l’enjeu de la mobilité est bien présent dans cette campagne électorale, même s’il n’est pas perçu de la même manière par tous les candidats.

Bien sûr, il s’agit pour l’instant uniquement d’engagements. Nous ne nous contenterons pas de mots et ce seront les actes qui seront fondamentaux durant le prochain mandat. Nous resterons vigilants mais nous participerons de manière constructive avec la future équipe, comme nous l’avons toujours fait avec les services de la municipalité et les élus quels qu’ils soient.

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municipales : notre manifeste pour le vélo !

Mâcon Vélo en Ville vous invite à prendre connaissance de son manifeste pour un plan vélo à Mâcon et MB-agglomération. Pour le bien, non seulement des cyclistes du quotidien, mais de tous les habitants, nous proposons, au prix d’une indispensable modération de la circulation motorisée, un espace urbain apaisé et convivial, redessiné à l’aune du vélo et des mobilités d’avenir.

Notre manifeste emprunte beaucoup à Frédéric Héran, qu’il en soit remercié, dans l’énoncé des prérequis d’un retour réussi de la bicyclette dans les villes moyennes et des composantes du « système vélo ».

Nous avons évidemment pris en compte les résultats médiocres de Mâcon pointés par le baromètre « parlons vélo » 2019 de la FUB et qui révèlent, s’il en était besoin, une marge de progrès très importante.

Avec un climat vélo qualifié de « défaforable » , non seulement Mâcon peut mieux faire mais doit mieux faire.

Aux propositions du manifeste afin de co-construire avec les futurs élus municipaux et communaux un plan vélo « ambitieux, financé et concerté  » sont associées un questionnaire à l’intention des candidat.e.s.

Les résultats du baromètre, le manifeste et son questionnaire pour Mâcon sont consultables et téléchargeables par tous sur la plateforme « Parlons Vélo » créée par la FUB pour les municipales 2020 : Cliquez ici.

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