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municipales : notre manifeste pour le vélo !

Mâcon Vélo en Ville vous invite à prendre connaissance de son manifeste pour un plan vélo à Mâcon et MB-agglomération. Pour le bien, non seulement des cyclistes du quotidien, mais de tous les habitants, nous proposons, au prix d’une indispensable modération de la circulation motorisée, un espace urbain apaisé et convivial, redessiné à l’aune du vélo et des mobilités d’avenir.

Notre manifeste emprunte beaucoup à Frédéric Héran, qu’il en soit remercié, dans l’énoncé des prérequis d’un retour réussi de la bicyclette dans les villes moyennes et des composantes du « système vélo ».

Nous avons évidemment pris en compte les résultats médiocres de Mâcon pointés par le baromètre « parlons vélo » 2019 de la FUB et qui révèlent, s’il en était besoin, une marge de progrès très importante.

Avec un climat vélo qualifié de « défaforable » , non seulement Mâcon peut mieux faire mais doit mieux faire.

Aux propositions du manifeste afin de co-construire avec les futurs élus municipaux et communaux un plan vélo « ambitieux, financé et concerté  » sont associées un questionnaire à l’intention des candidat.e.s.

Les résultats du baromètre, le manifeste et son questionnaire pour Mâcon sont consultables et téléchargeables par tous sur la plateforme « Parlons Vélo » créée par la FUB pour les municipales 2020 : Cliquez ici.

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Os(i)er le vélo en toute sécurité !

Mâcon Vélo en Ville organise samedi 25 janvier après midi sa première action de sensibilisation routière à destination des automobilistes et des cyclistes mâconnais.  Avec deux objectifs : former les automobilistes au respect des distances de sécurité et habituer les cyclistes urbains à occuper l’espace en respectant le code de la route. Le support pédagogique ? des baguettes en osier !

Rouler à vélo en ville en toute sécurité est une exigence. Ce devrait être aussi une assurance au prix de la connaissance et du respect des règles du code de la route, celles en particulier relatives au vélo, chez les automobilistes et les cyclistes.
C’est dans ce but que Mâcon Vélo en Ville organise samedi 25 janvier une première action de sensibilisation routière.

  1. Former les automobilistes au respect de la distance de sécurité de 1 m entre le vélo et la voiture( cette distance est de 1,5 m en campagne). Pour cela , nous allons circuler  avec nos vélos par petits groupes (2 à 3 personnes)  sur les rues cyclables et non cyclables de Mâcon et agglomération pendant environ une heure. Pour sensibiliser les automobilistes, chaque vélo sera équipé d’une baguette en osier d’un mètre installée sur le porte bagage ou sous la selle. Une affiche A3 avec un slogan sera fixée sur la baguette pour attirer le regard des conducteurs et faire comprendre notre démarche .
  2. Habituer les cyclistes à circuler en ville en respectant le code de la route et rouler à l’écart des rangées de voitures garées pour éviter les ouvertures intempestifs de portières (d’où l’intérêt de faire respecter la distance de sécurité de 1 m).

Vous êtes toutes et tous invités  à nous rejoindre pour participer à cette action ludique et pédagogique.

Le programme  de l’après midi :

  • Accueil à 14 h 30 au local de Mâcon Vélo, 67, avenue Édouard-Herriot : préparation des vélos, fourniture du matériel (entièrement fourni par M2V), formation des groupes et répartition des circuits à réaliser.
  • 15 h 00 : départ collectif jusqu’à l’esplanade Lamartine, puis éclatement par groupes pour environ une heure de vélo.
  • Retour à partir de 16H00 au local de l’association pour échanger sur l’action et partager le verre de l’amitié.

Contrairement aux vélorutions, il n’y aura pas d’encadrement sécurisé. Dès lors, si des familles veulent participer avec les enfants, bien voir qu’il faut être aguerri à la circulation en ville et que les enfants circuleront sous la responsabilité de leurs parents.

Nous espérons vous voir nombreuses et nombreux pour cette première action de l’année 2020, année très importante pour le développement du vélo utilitaire à Mâcon et dans son agglomération.

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10 janvier : réparer son vélo à la Ressourcerie Eco’Sol

L’association Le Pont propose avec la collaboration de Mâcon Vélo en Ville des ateliers participatifs dans lesquels il est possible de réparer ou d’apprendre à réparer son vélo.

Ces ateliers, gratuits, sont organisés à la Ressourcerie Eco’Sol, 10, rue Jean-Mermoz à Mâcon.

Le prochain aura lieu le vendredi 10 janvier, de 14 h à 18 h.

Pour plus de précisions, contacter :

  • Ressourcerie Eco’Sol, au 03 85 34 26 19 ou par mail ateliers@lepont.asso.fr
  • Mâcon Vélo en Ville, au 06 31 79 90 96 ou par mail contact@maconvelo.fr
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libération.fr : Cool, le vélobus de Mâcon !

Si vous ne l’avez pas encore lu (le papier est très bon et les photos superbes), précipitez-vous pour découvrir le reportage sur le vélobus de Mâcon paru lundi 6 janvier dans libération.fr.
L’occasion aussi de faire connaissance avec la chronique « roues cool » que Libé consacre tous les lundis à la bicyclette.

C’est ici : À Mâcon, un « vélobus » pour escorter les enfants vers l’école.

Bonne lecture et faites connaître « vélobus » autour de vous.

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L’appel à projets 2020 « continuités cyclables » est lancé

À l’intention toute particulière des maîtres d’ouvrage publics que sont la ville de Mâcon et Mâcon Beaujolais Agglomération, nous relayons une communication importante et urgente de l’association « Vélos et Territoires » : le 20 décembre, l’État a annoncé l’ouverture du deuxième appel à projets du Fonds mobilité actives « Continuités cyclables ». Important, tant il est évident que la résorption des nombreuses discontinuités qui affectent notre réseau cyclable est un enjeu majeur du plan vélo de Mâcon et agglomération. Urgent, parce que nos interlocuteurs publics, ville de Mâcon, MBA, département, sont invités à candidater très vite et ce dans un laps de temps très court, du 1er février au 31 mai 2020. Dans cet esprit, la contribution et l’expertise en tant qu’usagers de Mâcon Vélo en Ville leur sont bien entendu acquises.

Principaux extraits de la page de « Vélos et Territoires » dont l’intégralité est consultable ici.

Pour concrétiser la mise en œuvre du Plan vélo, l’État annonce l’ouverture du deuxième appel à projets du Fonds mobilités actives « Continuités cyclables » ce 20 décembre. Une enveloppe de 50 millions d’euros est disponible en 2020 pour « créer les conditions pour faire du vélo un mode de transport du quotidien à part entière, pas seulement dans les grandes agglomérations mais dans tous les territoires » selon Élisabeth Borne. […] Le dépôt des dossiers est ouvert du 1er février au 31 mai 2020. Décryptage

Résorber les points durs

Dans la continuité du premier appel à projets « Continuités cyclables », la deuxième édition, pilotée par le ministère chargé des Transports, cible les projets de discontinuités cyclables, notamment celles créées par des grandes infrastructures de transports. Elle apporte un financement complémentaire aux maîtres d’ouvrage publics afin de restaurer ou établir des continuités d’itinéraires cyclables, inscrits à un schéma, dans des secteurs à enjeu pour la mobilité du quotidien. Ces aménagements cyclables doivent, en articulation avec les autres modes de transports (train, bus, cars…), permettre de relier dans de bonnes conditions des zones d’emploi, d’habitat et d’éducation et de mieux desservir les pôles d’échanges multimodaux. L’idée n’est pas d’amorcer une politique locale en faveur du développement du vélo mais de conforter une politique déjà existante. Le Fonds mobilités actives s’inscrit en complémentarité de l’appel à projets « Vélo et territoires » de l’Ademe et de la Dotation de soutien à l’investissement local (DSIL). Pour le premier relevé, lancé fin 2018, les 153 projets retenus sur 275 candidatures reçoivent un total de 43,7 millions d’euros pour développer des infrastructures cyclables sécurisantes et continues.

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Dans la newsletter de Noël

Notre newsletter de Noël est parue. Elle est consultable et téléchargeable ici. Au sommaire de ce troisième numéro :

  • la lettre au père Noël d’un.e petit.e Mâconnais.e qui demande vraiment tout ce qu’il faut pour rendre notre ville cyclable en 2020 (Émilie) ;
  • un article sur une matinée d’échanges conscarée aux mobilités et au vélo dans le cadre de notre partenariat avec l’association Le Pont et d’un projet favorisant la réinsertion d’adultes en difficulté (Gilles) ;
  • notre annonce relative à la recherche d’un.e jeune en service civique employable dès début 2020 afin d’aider M2V à promouvoir la pratique du vélo au quotidien ;
  • un reportage de l’autre côté de la Méditerranée à la rencontre de Kais, usager du vélo à Tunis et de l’association Vélorution Tunis (Rida) ;
  • et toujours, nos petites annonces pour de bonnes affaires et pour qui veut acquérir un beau et bon vélo d’occasion, complètement révisé par notre atelier.

Bonne lecture et joyeuses fêtes !

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pétition D906 cyclable : L’enjeu « nationale » du plan vélo de Mâcon

En moins d’une semaine, la pétition en ligne lancée par Mâcon Vélo en Ville pour un aménagement cyclable et piétonnier de la D906 (ex N6) a déjà recueilli plus de 320 signatures.

Nous vous invitons à la signer (en cliquant ici) pour en amplifier l’impact.

Déjà, lors de la vélorution du printemps dernier (video ici), pas moins de 150 cyclistes avaient exprimé le besoin d’une axe Nord-Sud apaisé et plus respirable, en lieu et place d’un dispositif routier conçu pour l’usage exclusif du trafic motorisé.

Pour Frédéric Héran, venu débattre en novembre (cf. article « l’expert et le vélo ») des conditions du retour de la bicyclette à Mâcon, l’actuel 2 fois 2 voies est « une solution d’un autre âge ».

Et ce n’est certainement pas par hasard si les premières cartes issues du baromètre 2019 des villes cyclables de la FUB (voir ici) mettent tout particulièrement en lumière ce « tronçon prioritaire » aux yeux des répondants à l’enquête, qui traverse Mâcon au lieu de l’irriguer.

Questionné sur notre pétition à l’occasion de ses vœux à la presse, le maire Jean-Patrick Courtois ne semble pas en faire grand cas et évoque de nouveau le prolongement de la voie bleue vers le sud, ce qui, nous lui avons déjà dit (cf. article « le maire et le vélo »), ne répond pas du tout à notre demande d’aménagement cyclable et piétonnier de la RD906, seul vrai axe de circulation Nord-Sud de Mâcon .

Cet aménagement sera l’un des items majeurs du plan vélo pour Mâcon et son agglomération que nous proposerons aux habitant.e.s et aux candidat.e.s dans le cadre des prochaines élections municipales.

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Conférence Héran : L’expert et le vélo

Un amphi Henri Guillemin bien rempli pour la conférence-débat avec Frédéric Héran organisée par Mâcon Vélo en Ville, le 15 novembre dernier, « le vélo, un bon plan pour la ville ». Attentifs à la thèse centrale du conférencier, « la nécessité de s’engager dans une politique de modération du trafic automobile pour permettre un report modal en faveur de la bicyclette », les participants ont pu explorer avec lui les voies d’un retour réussi du vélo à Mâcon. Dommage que la plupart des élus invités aient brillé par leur absence.

À la découverte du Mâcon cyclable

Arrivé en début d’après-midi en gare de Mâcon-Ville, Frédéric Héran était venu avec sa bicyclette, ce qui lui a permis, accompagné par la présidente et des membres de m2v, de faire dans les heures qui ont précédé la conférence une petite exploration in vivo du Mâcon cyclable.

Grâce à ce tour à vélo, le conférencier a pu repérer, entre autres points noirs, les nombreuses discontinuités dont souffrent les aménagements cyclables de la ville, faire connaissance avec le fameux et surdimensionné rond-point de Neustadt et mesurer à quel point le 2 fois 2 voies gratuitement offert à l’automobile sur l’axe Nord-Sud de Mâcon est une aberration.

Une mine d’informations

Le soir venu, dans un amphi bien rempli, Frédéric Héran devait livrer un « premier sentiment », fondé sur sa randonnée exploratoire et les données chiffrées que nous lui avions fait parvenir : « J’ai détecté à Mâcon une envie de vélo, il est donc temps de s’y mettre ». Et le docteur Héran de rassurer d’emblée son auditoire : « Non, le cas de Mâcon n’est pas désespéré », avant de dérouler les deux axes de son intervention :

  • une histoire du vélo dans le contexte de l’évolution des modes de déplacement en Europe, du XIX° siècle à aujourd’hui ;
  • le retour du vélo dans les villes moyennes en général et à Mâcon en particulier, dont la réussite passe nécessairement par « un engagement fort de modération du trafic automobile ».

L’histoire nous enseigne qu’il serait faux de croire que les disparités constatées de nos jours sur la pratique du vélo urbain selon les villes ou les pays seraient le fait de différences culturelles ou climatiques. De même que l’essor du vélo a été général dans la première moitié du XX° siècle en Europe et aux États-Unis, son effondrement a été tout aussi général au cours des trente glorieuses. Et, contrairement aux idées reçues, de grandes villes où le vélo aujourd’hui est roi, telles qu’Amsterdam, Copenhague ou Berlin, n’ont pas fait exception à la règle (voir diapo).

C’est avant tout en termes de concurrence entre modes de transport que s’expliquent les phases d’effondrement, puis de renaissance de la pratique du vélo et, forcément en termes de choix (ou de non-choix) politiques selon qu’ils régulent ou pas cette concurrence intermodale.

Dans l’immédiat après-guerre, le début du déclin de la bicyclette utilitaire coïncide avec l’apparition des vélomoteurs. « La bicyclette qui roule toute seule » annonce malicieusement la réclame du Solex, né en 1946, peu avant la « Mob » de Motobécane en 1949, présentée par les publicistes comme « un vélo avec un bon petit vent arrière permanent », suivie dix ans après par le cyclomoteur Peugeot (voir diapo).

Et puis, comme on le sait, la voiture se démocratise, on lui voue un véritable culte aux USA, en Angleterre et en France tout particulièrement, trois pays dotés d’une industrie automobile forte. C’est ainsi que la « bagnole », nouveau symbole d’autonomie et de liberté, va envahir peu à peu l’espace public au détriment des autres modes de transport, avec la bénédiction des décideurs politiques (voir diapo).

De quoi susciter à l’orée des années 70 révoltes et protestations comme la première vélorution, manifestation pro vélo initiée par les « Amis de la Terre », le 22 avril 1972 à Paris (voir vidéo INA).

La crise de l’énergie sera un facteur supplémentaire qu jouera en faveur de modes de transport sans pétrole dont la bicyclette.

Les cours urbaines aux Pays-Bas, les ZTL (zones à trafic limité) italiennes, les zones 30 en Allemagne inventées à cette époque ont démontré leur efficacité, mesures devenues emblématiques et qui ont plus que jamais valeur d’exemple. Quant à la France, « où règne une conception biaisée de la liberté de circuler », elle a beaucoup de mal à se départir du « tout voiture ».

On constate pourtant, en France aussi, les avantages d’une ville apaisée. Pour preuve, les réapparitions conjointes du tram, qui redessine les villes, et du vélo. Tramway et aménagements cyclables « remettent la voiture à sa place en prenant de la place à la voiture ».

Si le retour de la bicyclette est généralement observé partout, celui-ci va s’opérer toutefois avec des décalages temporels en fonction des pays et de la taille des villes : c’est ainsi que la renaissance cycliste sera plus précoce aux Pays-Bas ou en Allemagne qu’en France, de même que dans les grandes villes elle précède les villes moyennes et petites (voir diapo).

Ce qui n’empêche pas les disparités au sein d’une même catégorie d’agglomérations, selon qu’elles aient déjà ou pas encore adopté une vraie politique des déplacements en faveur du vélo.

C’est ainsi que dans le périmètre de transports urbain (PTU) de Mâcon, d’après une enquête CEREMA des déplacements dans les villes moyennes (2017), la part modale du vélo n’est que de 2% contre 8% à La Rochelle ou 6% à Colmar, à PTU égaux.

Alors, comment relancer le vélo au quotidien ? Frédéric Héran recommande tout d’abord d’adopter une approche « qui tienne compte de l’ensemble des modes de transport, en intégrant le fait que ceux-ci sont essentiellement concurrents ».
Il importe ensuite de les hiérarchiser, du fait précisément de cette concurrence, afin de donner la priorité aux déplacements les plus doux (la marche, le vélo, …), lesquels sont les moins consommateurs d’énergie et les moins nuisibles à l’environnement.
On s’emploiera à réparer (ponts, passerelles, …) les coupures urbaines majeures qui obligent les cyclistes du quotidien à de longs et dangereux détours.
Et puis enfin et surtout, « c’est là le cœur de ma thèse », insiste le conférencier, « un retour réussi du vélo en ville passe nécessairement par une modération de la circulation motorisée ».
On y parvient en généralisant les zones apaisées (zones 30, zones de rencontres, aires piétonnes), en encadrant le stationnement et en « partant à la reconquête des espaces publics ».

À cet égard, le passage du 2 fois 2 voies de la RD906 (ex N6), pointé comme « archaïque » par le conférencier, à un 2 fois 1 voie s’impose et figurera parmi les mesures phares du plan vélo de Mâcon. Le succès remporté par notre pétition en ligne « aménagement cyclable de la N6 à Mâcon », lancée par M2V (ici, pour signer) vient démontrer la réalité du besoin.

En conclusion de son exposé, Frédéric Héran a prôné une approche systémique du vélo en ville : le développement de sa pratique et son essor supposent la prise en compte de nombreux éléments qui interagissent (aménagements cyclables, marquage contre le vol, intermodalité, aides à l’achat de vélos, forfait mobilité, ateliers d’auto-réparation, vélo- écoles, …) et qui doivent donc faire l’objet d’une vision globale.

C’est précisément cette cartographie du système vélo (voir ici) que nous avons déjà adoptée pour structurer les axes du plan vélo que nous préparons.

(Frédéric Héran nous a très aimablement autorisé à téléverser sur maconvelo.fr l’ensemble des diapositives de son exposé, consultables ici. )

Construire avec tous le plan vélo de Mâcon et de son agglomération

Le débat qui a suivi a été riche en témoignages et confirmé qu’il y avait encore beaucoup de pain sur la planche : l’aménagement cyclable de la N6, la résolution de trop nombreuses discontinuités cyclables, la reconfiguration du rond-point de Neustadt, la résorption de ces « chaos automobiles » autour des collèges, etc.

Il a mis en évidence le désir de vélo qui se fait jour à Mâcon, l’envie aussi de travailler à l’essor du vélo dans notre ville et son agglomération, la confiance dans l’avenir suscitée dans des projets à dimension éducative comme le vélobus.

Il est dommage qu’à l’exception de Josiane Casbolt, maire de Saint-Amour et vice-présidente de Mâcon-Beaujolais-Agglomération, et d’Ève Comtet-Sorabella, conseillère municipale d’opposition et candidate à la Mairie de Mâcon – merci à toutes les deux, les élus n’aient pas été présents ni même représentés.

Cette rencontre avec Frédéric Héran, riche d’enseignements, était pourtant une première opportunité d’affirmer avec nous leur engagement en faveur d’un retour réussi de la bicyclette à Mâcon.

Nous ne doutons pas néanmoins de leur implication prochaine sous le double effet, en particulier, de la LOM (loi d’orientation des mobilités), qui prévoit de financer les projets en faveur du vélo de villes ou d’agglomérations candidates, et bien évidemment des prochaines élections municipales, dont le vélo au quotidien sera l’un des enjeux.

C’est avec eux et avec tous, en s’appuyant notamment sur les résultats à venir du baromètre 2019 des villes cyclables de la FUB, qui a remporté un franc succès à Mâcon et à Charnay en terme de taux de réponses, que nous travaillerons à la construction de l’indispensable et très attendu plan vélo 2020 de Mâcon – MBA.

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baromètre FUB : 252 ! et déjà un premier scan du Mâcon cyclable

Samedi 30 novembre, minuit, fin de l’enquête en ligne de la FUB, l’aiguille du baromètre 2019 des villes cyclables a frémi sur un dernier clic et pointé le résultat définitif : 252 réponses pour Mâcon, soit 75% de l’objectif théorique de 334 réponses et, belle progression, 157 réponses de plus qu’en 2017 ! Tout à côté, avec 64 réponses, un résultat proportionnel à celui de Mâcon, Charnay a franchi brillamment la barre de la qualification.

Mâcon Vélo en Ville vous remercie toutes et tous pour votre implication qui a permis ce très beau résultat, à la hauteur de cette « envie de vélo à Mâcon » détectée notamment au fil des vélorutions et tout récemment encore lors de la conférence-débat avec Frédéric Héran.

Dimanche 1er décembre, loin de s’être transformé en citrouille, le baromètre crache déjà de premiers résultats, de magnifiques cartes de la cyclabilité de nos villes avec leurs « points noirs » et leurs « tronçons prioritaires ». Découvrez-la vite pour Mâcon et son agglomération : c’est ici, les « points noirs » sont en bleu et les « tronçons prioritaires » en rouge. Des matériaux bruts, qui appelleront bien sûr un examen approfondi, analyses et commentaires, mais de premiers éléments de choix pour tous ceux qui travailleront avec nous, notamment dans le cadre des municipales 2020, à l’élaboration du plan vélo dont Mâcon et son agglomération ont le besoin urgent.

Pour compléter ce communiqué et être informé dès à présent sur ces cartes et sur les suites du baromètre de la FUB, n’hésitez-pas à vous reporter ici à l’article d’Olivier Razemon, journaliste au Monde, paru ce soir sur son blog.

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15 nov : Trois bonnes raisons (au moins) de rencontrer Frédéric Héran

Mâcon Vélo en Ville reçoit Frédéric Héran, vendredi prochain 15 novembre, à Mâcon, dans le cadre d’une conférence-débat, « le vélo, un bon plan pour la ville » (Amphi Guillemin, 19 h, entrée gratuite). Les éclairages d’un expert reconnu du vélo en tant que mode de transport, la nécessité pour Mâcon et son agglomération de se doter d’un plan vélo digne de ce nom, le contexte enfin des mobilités au prisme des prochaines élections municipales, trois bonnes raisons au moins de venir rencontrer l’auteur d’un livre devenu culte « Le Retour de la bicyclette ».

Rencontrer un expert

« Le Retour de la bicyclette » est sans aucun doute un passionnant livre d’histoire qui retrace la naissance de la bicyclette, depuis ses premiers tours de roue au XIX° siècle, où elle apparaît comme un symbole de modernité, son essor dans la première moitié du XX° siècle, avant son déclin au cours des trente glorieuses, qualifié par l’auteur « d’effondrement général de la pratique du vélo utilitaire ». Le vélomoteur lui taille des croupières dès le début des années cinquante de même que, plus tard, paradoxalement, le développement des transports en commun. Et puis, bien sûr, la démocratisation et l’implacable croissance de cet autre symbole d’autonomie et de modernité dans la seconde moitié du XX° siècle, l’automobile, renverra impitoyablement la bicyclette aux enclos spécialisés des sports et des loisirs. Elle en sort au début des années 2000, où s’opère un « retour en grâce », tout aussi général en Europe, bien que timide en France, impulsé par l’exigence écologique et la prise de conscience des ravages du tout-voiture.

Mais Frédéric Héran, urbaniste et économiste des transports, ne fait pas que raconter l’histoire du vélo, il l’explique en l’intégrant, comme le précise le sous-titre de son livre, dans « une histoire des déplacements urbains en Europe, de 1817 à 2050 ».

« Le Retour de la bicyclette » vaut donc aussi pour sa mise en perspective des politiques des déplacements urbains dans différents pays d’Europe. S’il est vrai qu’au siècle dernier le vélo utilitaire a partout reculé, ce recul a été moindre aux Pays-Bas, par exemple, qu’en France. Est-ce une simple affaire de différences de culture, de relief, de climat, comme on l’entend souvent dire ? Certainement pas, réplique Frédéric Héran qui nous invite à « sortir des lieux communs », à adopter une approche économique de l’ensemble des modes de transport d’une agglomération, forcément concurrents, et à comprendre que le choix du vélo dans une agglomération est avant tout une question de choix politique.

Remontant le temps, mais s’efforçant de l’éclairer jusqu’en 2050, « Le Retour de la bicyclette » est aussi un précieux ouvrage de prospective, et c’est-ce qui nous a donné encore plus envie de rencontrer son auteur, de faire appel à son expertise, à l’heure où nous estimons, plus que jamais, qu’il faut un véritable plan vélo, digne de ce nom, pour Mâcon et son agglomération.

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